le bapteme dans la bible
Qu’est-ce que le Baptême ?
le baptême compris par un enfant
” Le Baptême, c’est quand Jésus est né dans mon cœur “. Voilà ce que disait un enfant de cinq ans. Et c’était rudement bien vu. En effet, il avait fait l’équivalence :
1- Jésus ( Dieu fait homme) vient habiter en nous, ” naître dans notre cœur “, là où l’on aime, par le Baptême
2- Le Baptême est en même temps notre propre naissance à la vie de Dieu.
une nouvelle vie
Le Baptême, comme disait l’enfant, c’est le début d’une nouvelle vie, une naissance :
” le Baptême constitue la naissance à la vie nouvelle dans le Christ ” ( Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 1.277 ).
Cela veut dire une vie nouvelle avec Dieu, et même dit Saint Paul, l’un des premiers disciples du Christ, ” une création nouvelle ” ( 2e épître aux Corinthiens ch. 5, verset 17 ).
Le Baptême nous fait devenir ” fils ou fille adoptifs de Dieu le Père”, frères de Jésus Christ, Dieu le Fils. (on apprendra tout cela en détail et l’on pourra poser ses questions au cours de la préparation au Baptême, le ” Cathéchuménat “).
Et si nous devenons par le Baptême ” enfants de Dieu-le-Père et frères de Jésus-Christ “, nous pourrons vivre avec lui éternellement dans le Ciel. Après notre mort, comme Jésus-Christ, nous ressusciteront. Mais, dès notre Baptême, dans notre vie ici-bas, nous devenons réellement frères adoptifs de Jésus-Christ.
Par le Baptême il nous donne la rémission de nos péchés et fait entrer la vie divine en nous. C’est pour cela qu’on parle d’une ” naissance “.
un don
Le Baptême, c’est quelque chose qui nous est donné, c’est une grâce. ” La grâce “, c’est un don de Dieu pour les hommes, le Baptême, c’est la grâce d’une vie nouvelle avec le Christ : vivre comme il vit , aimer comme il aime.
que veut dire ” baptiser ” ?
Le mot ” baptiser ” signifie au sens premier, en grec, plonger dans l’eau. Depuis deux mille ans de Christianisme et de baptêmes, il est devenu synonyme de d’entrer dans l’Eglise des Chrétiens par une cérémonie où l’on verse de l’eau sur la tête.
Lors du Baptême en effet celui qui le reçoit soit est plongé entièrement dans l’eau, par trois fois, (” Baptême par immersion “), soit reçoit plus simplement, par trois fois également, l’eau du Baptême sur la tête.
Cela signifie que ” nous sommes plongés dans la mort du Christ ” et ” promis à participer à sa résurrection “, enfin que dès maintenant à travers cette eau bénie nous recevons la source d’une vie nouvelle, ” la Grâce de Dieu “.
le pardon des péchés
Le Baptême nous purifie de tout le mal que nous avons pu accomplir auparavant, par lui Dieu nous pardonne tous nos péchés (c’est à dire les fautes contre l’amour de Dieu, contre l’amour des autres, contre l’amour de soi-même). Par l’eau, par la grâce du Baptême tout est effacé : nous sommes tout neufs, ” une création nouvelle “.
En même temps le Baptême rompt notre solidarité avec le péché des origines, ce mystérieux ” péché originel ” : il nous fait entrer dans la solidarité de Jésus-Christ, le nouvel Adam ( ” Adam “, voir ci-dessous).
qu’est-ce que ” le péché originel ” ?
Un premier homme et une première femme, au cours de l’évolution, ont reçu le cadeau extraordinaire de la dignité humaine et de la capacité d’aimer librement. C’était le don de Dieu, une vie d’amour et une promesse de vivre pour l’éternité dans la compagnie de Dieu.
Ce premier homme et cette première femme qui avaient reçu ce don de l’amour sont appelés pour la commodité ” Adam ” et ” Eve “. Nous connaissons leur histoire dramatique à travers ses conséquences. La ” Bible ” est le rassemblement de tous les textes à travers lesquels Dieu nous dit qui il est et qui nous sommes. Le premier livre de cette ” Bible “, la Genèse, raconte de façon imagée qu’Adam et Eve ont rompu volontairement l’union d’amour, l’alliance, qu’ils avaient avec Dieu leur créateur, entraînant une solidarité pour leur descendance.
Cette rupture de l’alliance est une réalité dont nous éprouvons tous les conséquences par notre difficulté à aimer vraiment, à être bons, à n’avoir aucune compromission avec le mal dans le monde. En sorte qu’aucun des hommes ne peut se dire en vérité ” innocent de tout mal “. Souvent nous ” faisons le mal que nous ne voulons pas et nous ne faisons pas le bien que nous voudrions “.
Nous avons une tendance au mal, à ne pas aimer ou à mal aimer.
Et tous les hommes cherchent à leur façon, confusément, à sortir du mal, à avoir une meilleure image d’eux mêmes, à se ” purifier “. C’est cette purification que certains recherchent par l’idée de réincarnations successives au cours desquelles on deviendrait peu à peu meilleur ; d’autres proposent un chemin de jeûnes, d’exercices physiques comme le yoga, ou mentaux par des ” méditations trancendantales “, voire par des régimes alimentaires, des ” éléments “, des ” pierres “, des ” métaux “, des ” énergies “…
Le Baptême, c’est beaucoup plus simple : Dieu lui-même, l’Innocent de tout mal, lui qui non seulement est bon, mais est la Bonté elle même, vient à notre secours : à travers l’eau du Baptême, il efface tous nos péchés et nous donne la grâce d’aimer.
Seul Celui qui est Bon peut me faire devenir bon.
pourquoi Jésus-Christ est-il appelé ” Notre Sauveur ” ?
Après la rupture de l’alliance d’amour avec Dieu du premier homme et de la première femme, Dieu ne se console pas de voir les hommes aller à leur perte, à la mort.
Il va leur proposer ” une nouvelle alliance “, et pour cela il envoie vers eux son Fils.
Par amour pour nous, Dieu-le-Fils se fait homme comme nous. Il prend un corps et une âme en naissant de la Vierge Marie à Betléem en l’an 1 de notre ère ( à peu près, sans doute 6 ans plus tôt). Son nom est Jésus, ce qui veut dire ” Dieu sauve “.
Les livres appelés ” évangiles “rapportent sa vie et ses paroles. On donne à Jésus le titre de ” Christ “, ou ” Messie ” parce qu’il est le ” consacré ” de Dieu. ” Christ ” en grec, ” messie ” en hébreu veulent dire ” consacré “, qui a reçu l’onction de Dieu.
Jésus-Christ annonce pendant sa vie terrestre, historique, ” le Royaume de Dieu “, c’est à dire la voie pour être purifié de ses péchés, grandir dans une vie d’amour et retrouver l’amitié avec Dieu. Pour toujours, c’est à dire pour l’éternité. Mais son message n’est pas accueilli par les responsables religieux et politiques de l’époque. Finalement il est mis à mort sur une croix.
Cette mort, il l’accepte volontairement, par amour pour nous.
Il a offert sa vie pour nos donner le salut de Dieu.
Il est mis au tombeau.
Mais le troisième jour il ressuscite, et répand l’Esprit Saint sur ses disciples (” les Apôtres “).
Ces disciples, témoins de sa vie, de son enseignement et de sa résurrection, vont annoncer l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre ( Cela continue aujourd’hui).
Jésus-Christ après sa Résurrection, et avant sa montée au Ciel, l’Ascension, a confié en effet urne mission à ses disciples :
” Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ” ( évangile de Saint Matthieu, ch. 28, v. 19 ).
Pour résumer la venue de Jésus-Christ, Fils de Dieu, pour nous sauver, voici un résumé dans l’Evangile de Saint Jean :
” Car Dieu a tant aimé le monde
qu’il a donné son Fils Unique
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais ait la vie éternelle
Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde
pour juger le monde,
mais pour que le monde soit sauvé par lui. “
(évangile de saint Jean, ch.3, v. 16 et 17).
que faut-il faire pour être baptisé ?
Pour recevoir le Baptême, il faut le demander. En vérité et d’un cœur sincère.
Celui qui demande le Baptême reconnaît Jésus-Christ comme ” Le Seigneur “, c’est à dire Dieu ; il croit en Dieu trinité, Père, Fils et Esprit.
Il croit à l’évangile, c’est à dire aux paroles de Jésus, qui lui est donné par l’Eglise. Il croit à l’Eglise Catholique à qui Jésus a confié la mission de faire connaître son évangile au monde.
C’est cela que l’on appelle la foi. La foi, c’est la confiance en Dieu, la confiance dans les promesses de Jésus-Christ. L’Eglise nous transmet ces promesses à travers l’évangile et les ” sacrements “. Le Baptême est le premier des Sacrements, l’entrée.
La foi, la confiance en Dieu est un don de Dieu, une grâce. Ce don est accueilli librement. Et si le don de la foi est accueilli par nous, elle va grandir :
- pendant la préparation au Baptême (Catéchuménat) ;
- et encore plus à partir du Baptême.
Il n’est donc pas nécessaire d’avoir ” une foi complète ” pour demander à être baptisé.
Pendant la cérémonie du Baptême, on demande au Catéchumène (ou à son parrain si c’est un petit enfant) :
” Que demandez vous à l’Eglise de Dieu ? ” et il répond : ” La foi ! ” Avec le baptême, avec cette grâce d’une nouvelle vie dans le Christ, notre désir de connaître Dieu, notre amour et notre confiance en lui vont augmenter. La communauté des baptisés, l’Eglise, nous y aidera.
que fait-on après le Baptême ?
A partir du Baptême commence toute une vie de foi, d’espérance et d’amour. Cela durera jusqu’à notre mort terrestre et à la rencontre face face avec Dieu dans le Ciel.
Une fois baptisé, on peut expérimenter une paix et une joie profondes et durables qui ne viennent pas de nous. Parfois il y a des hauts et des bas, c’est le combat pour l’amour et la vérité. Le Seigneur Dieu vient à notre aide ; il nous envoie l’Esprit Saint pour nous guider et nous fortifier ; il nous donne sa grâce. Il nous soutient par la Communauté chrétienne : selon le mot de l’Ecriture, ” un frère pour un frère, c’est une tour fortifiée “.
Dans le sacrement de l’Eucharistie, qu’on nous expliquera au cours de la préparation au Baptême, nous recevrons de nouvelles forces pour vivre en Chrétien. Et peu à peu nous accueillerons cette grâce du baptême plus profondément. Nous l’accueillerons bien sûr dans notre vie de prière, mais aussi dans notre travail, notre vie de famille, nos relations sociales.
Alors, comme Saint Paul nous pourrons dire : ” Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ! “
Par notre Baptême, Dieu nous ouvre le Ciel.
C’est notre espérance, comme il est dit au célèbre ” Livre de Job ” (dans ” l’Ancien testament “, la Bible avant l’évangile), 500 ans environ avant Jésus :
” Je sais que mon Rédempteur est vivant
que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière.
Après mon éveil, il me dressera devant lui
Et de mes yeux de chair je verrai Dieu. “
(Job, 19, v.25 et 26)
Mais dès maintenant, baptisés, sans voir encore le Christ, nous avons déjà une joie que nul ne peut nous enlever :
” Sans l’avoir vu, vous l’aimez ;
sans le voir encore, mais en croyant
vous exultez d’une joie indicible et pleine de gloire ,
sûrs d’obtenir l’objet de votre foi :
le salut de vos âmes. “
(1ère épître de Saint Pierre, 1, v.8)
le baptême est-il possible pour des adultes ?
Chaque année, même dans un pays traditionnellement catholique comme la France, des milliers d’adultes demandent le Baptême. Si l’on n’a pas été baptisé enfant, on peut demander le Baptême à tout âge. Même à 90 ans passés, comme Madeleine, cette dame qui était dans un service d’hôpital pour personnes âgées. On peut s’adresser à l’accueil dans les églises de ville, qui nous mettra en rapports avec le prêtre responsable, le ” cur “. Dans la campagne, on s’adresse au prebytère. Vous pouvez encore prendre contact par internet avec notre service d’évangélisation qui vous facilitera le contact avec un prêtre et des chrétiens de votre région : - dossiers@emmanuel-info.com
Si vous avez des questions, consultez le site : ” Questions de l’homme “, http://ww.emmanuel-info.com/via où sont proposées un certain nombre de réponses à des questions habituellement posées.
est-ce qu’un enfant peut être baptisé ?
Oui, évidemment, c’est le cas le plus habituel dans nos pays ; le Baptême est un don de Dieu, il n’est pas la récompense d’un travail intellectuel. Il n’y a pas d’âge minimum requis pour recevoir cette grâce. Par le Baptême, la vie d’union avec Dieu dans l’amour peut commencer aussitôt que la vie humaine.
Dès la naissance donc, tout enfant peut être baptisé si ses parents le demandent, et s’ils promettent de l’éduquer dans la foi au Christ.
L’instruction de l’enfant concernant Jésus-Christ et la Trinité, l’Eglise et les Sacrements s’appellera ” Catéchisme “.
l’enfant baptisé jeune sera-t-il libre ?
Bien sûr, tout comme un baptisé adulte, l’enfant en grandissant aura toujours la liberté de continuer à dire ” oui ” à son baptême, à la vie avec le Christ. Le Baptême est une grâce pour la vie, mais c’est une grâce à laquelle on dit ” oui ” chaque jour, librement, c’est à dire avec amour. Mais les parents chrétiens seraient vraiment peu aimants pour leur petit enfant de lui refuser ce don de Dieu qu’est le Baptême. Ce don qu’ils ont eux même reçu et grâce auquel ils peuvent mieux aimer, mieux espérer
les petits enfants ont une vie spirituelle
Il faut savoir que les tout-petits ont réellement une ” vie spirituelle “, c’est à dire de sensibilité à Dieu, d’amour pour lui. Si les parents prient avec leurs jeunes et même très jeunes enfants, ils découvriront cette vie spirituelle de leurs enfants. Ils recevront eux même un grand encouragement à leur vie avec le Christ en voyant la confiance des enfants. Ils recevront des lumières de l’Esprit saint à travers des réflexions des enfants (voir l’enfant parlant du baptême dans le tout premier paragraphe de cette brochure).
Dieu n’est pas la propriété des adultes. Il connaît une façon de parler au cœur des enfants bien avant l’âge de raison :” Je te bénis , Père, Seigneur du Ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits “.
(évangile de Saint Luc, 10, v.21)
le baptême: Ancien Testament
Voici les textes pour la célébration du baptême dans l’Eglise catholique. Vous pouvez choisir jusqu’à 3 lectures.
- Si vous voulez choisir seulement une, alors prenez l’évangile de l’article 3 qui sera lue par le prêtre (ou le diacre).
- Si vous voulez choisir 2, alors prenez une lecture de la première page (Ancien Testament) ou de la deuxième page (le Nouveau Testament sans Evangiles) et la deuxième lecture parmi les évangiles
- Si vous voulez choisir 3 lectures, alors prenez une lecture dans chaque page.
Voici les lectures tirées de l’Ancien Testament
1) L’Ancien Testament
L’eau dans le désert
Lecture du livre de l’Exode 17, 3-7
Les fils d’Israël campaient dans le désert, et le peuple avait soif.
Ils récriminèrent contre Moïse :
« Pourquoi nous a-tu fais monter d’Egypte ?
Etait-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? »
Moïse cria vers le Seigneur :
« Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! »
Le Seigneur dit à Moïse :
« Passe devant eux, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël,
prends le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va !
Moi je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb.
Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! »
Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.
Il donna à ce lieu de nom de Massa (c’est-à-dire : Défi)
et Mériba (c’est-à-dire : Accusation), parce que les fils d’Israël avaient accusé le Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis au défi, en disant :
« Le Seigneur est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n’y est-il pas ? »
Sans le désert, le peuple doute, récrimine, accuse : « Dieu est-il vraiment au milieu de nous ? »
Mais Moïse croit en la parole… et l’eau jaillit.
Dans ce monde qui doute et qui, parfois, accuse, baptiser un enfant, c’est oser dire : « Le Seigneur est vraiment au milieu de nous. »
Le cœur nouveau
Lecture du livre d’Ezekiel 36, 24-28
La parole du Seigneur me fut adressée :
« J’irai vous prendre dans toutes les nations ; je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai sur votre terre.
Je verserai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés. De toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai.
Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.
Je mettrai en vous mon esprit : alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes commandements et vous y serez fidèles.
Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères.
Vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. »
Aux tribus dispersées, le prophète redit l’espérance : « Un jour viendra… vous serez rassemblés, purifiés ; un jour viendra… et l’Esprit en vous sera votre fidélité. »
Par la mort et la résurrection du Seigneur, les événements à venir sont devenus présents : l’Esprit est répandu sur nous. Et du milieu des nations peut naître le peuple au cœur nouveau, fidèle, comme Dieu lui-même est fidèle.
« Le cœur de pierre, c’est celui de l’incrédulité ; le cœur de chair, c’est un cœur doux et docile, disposé à accueillir les préceptes divins et à les mettre en pratique… ; de cette façon, une terre inculte et déserte deviendra pour ainsi dire un jardin de délices et le paradis de Dieu. »
Saint Jérôme (345-420)
Aux sources de la vie
Lecture du livre d’Ezekiel 47, 1-9, 12
Au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme qui me guidait me fit revenir à l’entrée du Temple, et voici : sous le seuil du Temple,
de l’eau jaillissait en direction de l’orient, puisque la façade du Temple était du côté de l’orient.
L’eau descendait du côté droit de la façade du Temple, et passait au sud de l’autel.
L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui regarde vers l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit.
(arrêt de la lecture brève)
L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ;
alors il me fit traverser l’eau :
j’en avais jusqu’au chevilles.
Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau :
j’en avais jusqu’au genoux.
Il mesura encore mille coudées et me fit traverser :
j’en avais jusqu’aux reins.
Il en mesura encore mille :
c’était un torrent que je ne pouvais traverser, car l’eau avait grossi, il aurait fallu nager :
c’était un fleuve infranchissable.
Alors il me dit :
« As-tu vu, fils d’homme ? »
Il m’emmena, puis il me ramena au bord du torrent.
Et, au retour, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre.
(reprise de la lecture brève)
Il me dit :
« Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.
En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner.
Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ;
leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas.
Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire.
Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »
Du côté droit du Temple, une source jaillit qui change la mort en vie.
« … mais le Temple dont Jésus parlait – ajoutera Jean (2, 21) – c ‘était son corps.
Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l’Ecriture et à la Parole que Jésus avait dite. »
Désormais, ce n’est plus de vision qu’il s’agit ; au cœur de l’Eglise, la source est ouverte et l’Esprit jaillit pour une vie nouvelle.